06.11.2009
Pourquoi le gouvernement Fillon est voué à l'échec
Parce que le Premier ministre lui même le déclare dans " Le Monde " d'aujourd'hui, vendredi 6 novembre. J'entends déjà les accusations de calomnie au loin. Pourtant, tout est dans le texte :
" J'ai défendu que, sauf raison politique majeure, une équipe gouvernementale doit durer pour réussir. Aucune équipe soumise à des changements tous les ans, comme cela a été souvent le cas, ne peut réussir. " (François Fillon).
Le jeu des chaises musicales au niveau ministériel et des secrétaires d'État, destiné à dévoyer un peu plus la gauche et donner l'illusion d'une présidence active et combattante, est la preuve même que le gouvernement ne peut réussir. Les changements de postes sont monnaie courante depuis que Sarkozy est président.
Il est intéressant de noter que le "journaliste" ne relève à aucun moment dans la suite de son article cette contradiction flagrante du Premier ministre... D'où l'interrogation légitime d'un tel exercice : une page entière consacrée à Mr Fillon, véritable tribune offerte au gouvernement. Au fond ne blâmons pas ces journalistes qui n'ont fait que reccueillir des propos (comme indiqué en bas de page "propos recueillis"), on ne leur avait tout simplement pas demandé un travail critique ! La prochaine fois, espèrons juste qu'ils y songeront.
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03.11.2009
Un grand emprunt et ça repart ?
Élu sur sa capacité à relancer le pouvoir d'achat (rappelez-vous avant que la crise arrive, on ne cessait de nous parler de ce fameux « pouvoir d'achat » !), le Président Sarkozy a annoncé il y a plusieurs semaines devant un Congrès gentiment rangé, sa volonté d'un grand emprunt national. Deux ans et demi après son élection, on se rend bien compte que sa préoccupation pour la dette n'était qu'une stratégie de campagne. Celui qui avait annoncé ne faire aucune promesse vide entend développer son programme sur le compte des Français. Avec un emprunt de plusieurs dizaines de milliards d'euros, Sarkozy souhaite montrer qu'il est toujours actif et qu'il s'attache à relancer l'économie.
Tout cela posé, réfléchissons un petit peu à la question. La dette publique en France représentera 84% du PIB en 2010. La situation a été longuement expliqué lors de la campagne de 2007 comme étant catastrophique. Comment pouvons-nous moralement emprunter tant de milliards ? Économiquement, le gouvernement annonce une croissance comprise entre 0,50 % et 0,75 % pour 2010 soit une sortie de récession mais pas de quoi faire des plans sur la comète. Sans être un calé d'économie, combien d'années faudrait-il pour rembourser cet emprunt (sans parler des dettes existantes) avec une croissance de 2% ? Bien qu'un tel chiffre paraît inimaginable dans les prochains mois (on ne sortira pas de cette crise en deux ou trois ans), il pourrait être accessible à un pays en voie de guérison. Ce qui n'est pas notre cas.
Car la France se meurt ! Aucune dérive nationaliste de ma part comme un certain Mr Besson qui ne cesse de nous interroger sur qu'est-ce qu'être Français aujourd'hui (lors d'une période peu glorieuse de notre pays, ce genre d' énergumène symbolisant au mieux la traitrise aurait eu toutes ses chances), il est question de gestion de l'État. Comment prôner un grand emprunt lorsque l'on arrive pas à réduire les dépenses ? La Sarkozie n'imagine pas renoncer à la vie fastueuse attachée à notre République. Aucune chance de voir nos élus assumer leur fonction dans un minimum de sobriété. Selon Michel Bouvard, proche de François Fillon qui a co-signé une tribune publiée par « Le Monde » le mardi 3 novembre, appelant à mettre les petits plats dans les grands, « à partir du moment où le retour sur investissement est garanti, il ne faut pas se montrer limitatif ». Il est donc favorable à un (très) grand emprunt au-delà de 50 milliards, jusqu'à 100 « si les projets le justifient ». Que dire ?! La France est censée traverser la pire crise économique de l'histoire du capitalisme, et des hommes politiques agissant en spéculateurs malhonnêtes continuent de jouer avec l'avenir de notre pays ?
Heureusement que notre Président sait montrer l'exemple et se sert la ceinture question gastronomie avec un repas à 1 million d'euros organisé lors de la présidence française de l'Union européenne pour ne citer qu'un exemple...
À mi-mandat, la politique de Nicolas Sarkozy est parvenue à dépasser l'entendement... au dépens des générations futures.
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L'administration Obama révise sa copie sur la colonisation israélienne
Un an après l'élection de Barack Obama, et un prix Nobel d'encouragement à établir la paix plus tard, le monde entier a les yeux tournés vers les États-Unis d'Amérique. Après les discours, nous attendons des actes. Justement en voilà un tout récent qui ne risque pas de passer inaperçu.
La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton vient de se ranger derrière les exigences du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou sur la question des colonies israéliennes. Dès le début de sa présidence, Barack Obama avait insisté sur le gel total de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, position défendue par l'Autorité palestinienne, considérant la question comme une condition sine qua non de la relance du processus de paix. Mais face à l'intransigeance du Premier ministre israélien refusant toute concession, le pragmatisme a repris sa place dans la diplomatie américaine. Dans une visite à Jérusalem, samedi 31 octobre 2009, Hillary Clinton a reconnu dans une langue de bois parfaite l'évolution de la politique de la Maison Blanche : dans toute négociation, « il y a toujours des demandes qui ne sont pas complètement réalisées ». Ainsi sommes nous passés d'un « gel » à une simple « limitation » de la colonisation (totalement illégale du point de vue du droit international). L'avancée des Israéliens en territoire palestinien ne fait que repousser l'espoir de voir un jour un État palestinien maître de ses frontières. Malheureusement, même si la position israélienne évoluait en faveur de l'arrêt du mouvement de colonisation, les multiples colonies enracinées en « terre promise » ne seront pas cédées si facilement par des colons s'estimant chez eux.
Les Américains en essayant de relancer les négociations de paix sur des bases « équitables » n'ont réussi rien de mieux que de placer les Palestiniens dans une situation impossible. Le président Mahmoud Abbas a déclaré refuser toute reprise des négociations sans un gel préalable de la colonisation. L'administration Obama avait-elle visé trop haut en défendant une position inflexible sur la question des colonies ? Voilà en tout cas les limites des beaux discours. Lorsqu'il s'agit de passer à l'action, la traditionnelle bienveillance des États-Unis envers Israël reprend le dessus.
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